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Athlete's Corner 2 : Thomas Huwiler (FRANCAIS)

Updated: Feb 9

Le Triathlon, c'est un mode de vie.


C’est ce que nous dit Thomas Huwiler, triathlète professionnel Suisse sur distance Half-Ironman et Ironman. Découvrez notre conversation avec Thomas aujourd’hui – il raconte comment il en est venu au Triathlon, pourquoi il poursuit sa passion et ce que ça lui apporte au quotidien.


Thomas s’est tourné vers le triathlon à la suite d’une blessure qu’il a subi en poursuivant son objectif sportif initial. “Plus jeune j’étais devenu champion Suisse de 1500m sur piste et j’ai voulu augmenter ma charge d’entrainement en suivant Julien Wanders (recordman d’Europe du 10km et semi-marathon) au Kenya,” il nous explique, “mais avec l’entraînement et les études je me suis surchargé et j’ai fini avec une fracture de fatigue à la cheville. J’ai dû me faire opérer et pendant la convalescence je me suis tourné vers le vélo et la natation en attendant que la blessure guérisse.” Ses débuts dans le triathlon furent prometteurs, sur son premier Half-Ironman en Turquie il finit deuxième 2ème au classement général, derrière Jonas Schomburg, une référence sur le circuit WTS.


Le triathlon c’est devenu une super alternative au demi-fond,” il poursuit, “ça restait dans mon domaine du sport d’endurance, et ce n’était pas envisageable pour moi de ne plus ressentir cette sensation d’adrénaline qu’apporte la compétition.” Sa progression se poursuit la saison suivante avec des victoires au Triathlon de Genève par exemple et à la Vallée de Joux.


Quand on lui demande ce qu’est son objectif dans le Triathlon, Thomas est serein et réaliste : “A court terme c’est de performer sur le 70.3 des Sables d’Olonne, et puis j’espère que le Ventouxman sera maintenu en fin de saison pour faire une course sur un parcours qui me convient.”


Se projetant à plus long terme, Thomas identifie trois échéances différentes : “à long terme je dirais que j’ai envie de performer sur un Ironman et remporter un Half Ironman chez les pros. Si j’arrive à me qualifier pour les championnats du monde ce serait un bel aboutissement, mais je sais que ça va me demander encore beaucoup de travail.”


Quand on lui demande quel conseil il aurait pour quelqu’un qui veut devenir pro la réponse pour lui est assez simple, “il faut oser rêver je dirais, et oser aménager son emploi du temps pour se donner les moyens de s’entrainer et de progresser. Il ne faut pas trop se soucier de ce que pensent et disent les autres, il faut vivre sa passion à fond et suivre son chemin.”


Pour moi le plus gros défi était la natation,” il poursuit, “avec les pros je me suis retrouvé largué lors de ma première course et j’ai pris un coup au moral parce que j’avais l’habitude d’avoir des gens en ligne de mire et là j’ai roulé seul. A Aix je me suis démobilisé et j’ai fini par abandonner parce que je n’étais pas dans la course. En revanche pour ma deuxième course à Barcelone je m’étais promis de ne pas me démobiliser et j’ai fini par rattraper la course vers la fin du vélo. J’ai pu jouer le Top 10 à pied.”


Je pense que chacun aura un challenge diffèrent en passant chez les pros,” il ajoute, “mais il faut savoir se faire confiance et travailler ses points faibles pour combler les lacunes et faire son chemin petit à petit.”


Parallèlement à sa carrière de sportif Thomas continue de travailler à temps partiel en tant qu’enseignant en éducation physique à Genève, “c’est essentiel d’avoir une source de revenue pour payer le loyer et pour se nourrir. C’est bien connu qu’il n’y a pas beaucoup de triathlètes pros qui parviennent à générer des revenus suffisants pour en vivre, surtout en Suisse !”. Il ajoute avoir aménagé son emploi du temps pour lui permettre de s’entrainer et de récupérer correctement, un élément essentiel pour pouvoir progresser et performer.


Un autre élément qui est venu perturber les sources de revenu pour Thomas cette année est bien évidement la COVID, cependant en discutant il reste extrêmement focalisé sur le côté sportif et essaye de tirer du positif de cette situation, “La COVID a pas mal bouleversé mes plans. Avec toutes les annulations je me retrouvais à faire plusieurs cycles de préparation spécifique d’affilé et à enchainer les annulations et les coups au moral. L’Embrunman a été annulé à la dernière minute et j’ai pris un grand coup au moral après ça, le seul objectif plausible reste donc le Ventouxman en Octobre”.


J’ai réussi à garder une motivation à chaque fois en m’inscrivant aux courses qui n’étaient pas encore annulés, tant que j’avais une course en ligne de mire j’avais envie de m’entrainer. Et puis j’ai profité du temps libre pour faire un voyage à vélo avec des amis, et de travailler mes points faibles.”


Un des réseaux sociaux le plus utilisé par les triathlètes est Strava. Les utilisateurs partagent leurs entraînements avec leur communauté d’amis. Il est dit dans le milieu que si une activité n’est pas partagée sur Strava, c’est qu’elle n’a pas été faite. On a donc demandé à Thomas s’il l’utilisait.


Il sourit et nous répond, “Oui j’utilise Strava, et c’est vrai que c’était une bonne source de motivation pour aller se mettre dans le rouge en faisant la compétition à distance sur les segments avec mes copains.”


Pour conclure notre conversation Thomas se prouve philosophe quant à sa raison d’être dans le Triathlon, “Pour moi le Triathlon c’est une super excuse de vivre des grands moments avec ses copains, d’aller faire des tours à vélo et de s’entrainer. J’adore être dehors dans la nature, prendre soin de mon corps et réfléchir à comment devenir plus performant”.


C’est le mode de vie qui m’anime,” il conclut, “le processus de l’entrainement, de la performance et la connexion avec mon corps et la nature. Au final, le triathlon c’est juste la cerise sur le gâteau

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